DASSAULT « DE BLOCH »
Serge Dassault ne comprend pas la France et il hait ses chômeurs, “des gens qui ne veulent pas travailler”, et qui coûtent sacrément cher à l’Etat. Serge Dassault, héritier milliardaire, a, pour construire le “rafale” bénéficié de 35 milliards d’euros d’argent public. Bizarrement, il n’en a vendu aucun à l’étranger.
Il y a quelque chose en lui de Sarkozy…
Serge Dassault est fils de Marcel BLOCH devenu Marcel BLOCH DASSAULT en 1946 puis DASSAULT en 1949. Né une cuillère en or dans la bouche, il est maire UMP de Corbeil-Essonnes, sénateur, propriétaire du Figaro et propriétaire de Dassault Aviation.
Dans une récente interview accordée à la presse, Serge qui dé Bloch et se prend pour le char d’assaut de la politique sociale, estime « anormal » que l’Etat aide les chômeurs, « des gens qui ne veulent pas travailler » et suggère de « réduire carrément les aides ». ”
« Le problème, dit-il, n’est pas seulement de trouver de l’emploi mais aussi que l’assistance et les aides diverses aux chômeurs sont trop élevées, à mon avis, pour qu’ils aient une certaine envie de travailler ».
“Si on veut les faire travailler…“
“Prime pour l’emploi, et bientôt RSA… c’est quand même anormal de vouloir donner de l’argent de l’Etat qui n’en a pas beaucoup à des gens qui ne veulent pas travailler parce qu’on les paye trop et coûtent aussi beaucoup d’argent à l’Etat (…) On réduirait carrément les aides aux chômeurs, ce serait quand même plus efficace si on veut les faire travailler que de vouloir donner de l’argent sur denier de l’Etat“, ajoute Serge Dassault, rapporteur spécial du budget de l’Emploi.
Serge Dassault, 35 milliards d’euros d’argent public
Serge Dassault, a pourtant des qualités : celle d’être né fils de son père et celle d’avoir hérité de la fortune de la famille, estimée à plus de 7 milliards d’euros.
Il faut aussi lui reconnaître une certaine pugnacité commerciale, au vu de son CV judiciaire.
Il a notamment été condamné, en 1998 par la justice belge, à deux ans de prison avec sursis pour corruption dans le cadre de « l’affaire Agusta-Dassault », affaire judiciaire de corruption.
Il est enfin le grand architecte du Rafale, l’avion de chasse révolutionnaire de Dassault Aviation qui a coûté la bagatelle de 35 milliards d’euros à l’Etat sur vingt ans et n’a pas rapporté une tune (aucun avion vendu à l’étranger). Pourtant Serge s’étonne que l’Etat n’ait plus d’argent….
Serge Dassault, un assisté qui ne veut pas travailler ?
35 milliards d’argent public pour zéro vente à l’étranger. Si l’on considère, comme il le fait, qu’un chômeur ne trouve pas d’emploi seulement parce qu’il “ne veut pas travailler”, alors faut-il en conclure que s’il ne vend pas d’avion, c’est que notre majesté soi-même “ne veut pas travailler” ? Un seul et unique assisté social qui aura coûté 35 milliards d’euros à la collectivité seulement parce qu’il ne veut pas travailler… ?
Dans ce cas, ne faudrait-il pas réduire d’urgence les aides de l’Etat, pour lui redonner “envie de travailler” ? Allez Serge, sors toi le doigt du c…et au boulot.
Non. Nous dirons simplement que Serge Dassault se trompe, car le Ministère du Travail, qui a récemment rendu public une étude de la DARES est clair sur ce point là : seuls 2% des chômeurs ne veulent pas travailler.
Bravo Serge ! En tant que rapporteur spécial du budget de l’Emploi, vous faites très fort.
35 milliards, est-ce vraiment tout ?
Non, car l’Elysée travaille pour Serge. Selon « Le Point », le sommet de l’Etat a décidé - coûte que coûte - de vendre des « Rafale ». Tout est fait dans ce sens, et même Claude Guéant s’y colle : “la France est en négociations avec des espoirs sérieux de vendre une centaine de Rafale. Enfin après 23 ans, nous allons vendre des Rafale“, quitte à ce que la France rachète les vieux « Mirage » usagés des armées qui souhaitent investir, selon ses dires…
Serait-ce l’invention d’une nouvelle forme de subvention ?
Au final, que faut-il penser d’un homme qui fait partie de la majorité présidentielle, qui est sénateur, maire, propriétaire du Figaro, propriétaire de Dassault Aviation, qui bénéficie de 35 milliards de subventions et dont le seul client et la seule force commerciale sont l’Etat ? Collusion d’intérêt ? Assistanat industriel ?
On peut déjà se dire que Marcel a été « bien inspiré » de changer de nom, de se convertir au catholicisme et de travailler plus pour gagner plus…. afin que son rejeton puisse se la couler douce y compris sur le dos des contribuables.
« Magnéto Serge » et vous comprendrez mieux la France, NOTRE FRANCE; ce pays d’accueil ou, grâce à son peuple de fainéants et d’assistés, certains ont pu bâtir des empires et des fortunes !
Annexe.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Marcel Bloch est arrêté en 1940 par la police française, Interné à Montluc puis à Drancy, il est déporté à Buchenwald en 1944 et sauvé huit mois plus tard par Marcel Paul, membre du Parti communiste français, et également par Albert Baudet. Il manifestera par la suite sa gratitude en nommant Albert Baudet directeur de la publicité du magazine Jours de France et en versant chaque année une somme d’argent au journal l’Humanité et à la fédération des déportés FNDIRP (fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes).
En 1946, il fait changer son patronyme en Bloch-Dassault (décret paru au Journal officiel du 4 décembre 1946), puis en Dassault (décret paru au Journal officiel du 15 février 1949). Dassault est une déformation du nom de code Char d’assault utilisé par son frère, le général Darius Paul Bloch, dans la résistance.
Marcel Bloch, né juif, se convertit au Catholicisme en 1950


8 juillet 2008 à 16:07
Tu parle de jufs ou de Serge DASSAULT ?
9 juillet 2008 à 12:08
Hello Cameco.
Je ne parle ni de blancs, ni de rouges, ni de noirs, ni de jaunes. Je ne parle pas non plus de chrétiens ou de juifs ou de musulmans ou d’orthodoxe. je parle à ceux et de ceux qui, comme Dassault, devraient faire un retour “magnéto” sur leur passé avant que de cracher dans la soupe. Malheureusement le profil de Serge Dassault est extrêmement important dans notre société mais aussi dans les autres et je le regrette profondement. Crois le! Amicalement
14 juillet 2008 à 17:57
Invité sur iTélé, Serge Dassault, industriel et député UMP, s’est emporté contre la France de la grève, des syndicats, des CDI et des fonctionnaires… Autant d’institutions qu’il espère voir disparaître au profit de la glorieuse entreprise. Mieux vaut en rire, non?
«Les Chinois travaillent 45 heures par semaine, ils dorment dans leur usine, ils font de bons produits pas chers», raconte Serge Dassault, les yeux brillants d’envie, sur le plateau de iTélé. Mais en cette matinée du jeudi 10 juillet, l’industriel et député UMP n’a pas le temps de rêver. Une mission importante l’attend : sauver la France, ce pays « qui ne travaille pas assez ».
Serge Dassault invité de la matinale d’iTélé
«Les 35 heures, c’est le cancer de la France», répète le vieux monsieur de 83 ans. Il faut dire qu’il voit également les grèves comme des métastases : «pourquoi on fait la grève ? Interroge le patron. Pour des licenciements qui sont nécessaires pour l’entreprise ou parce qu’on veut augmenter les salaires, ce qui nuit à l’entreprise ?» Car Dassault est formel : «c’est le client qui compte, pas le syndicat, pas le salarié, pas l’actionnaire.»
Le rêve de Dassault : pas de fonctionnaires, pas de grèves, pas de syndicats et pas de CDI
Sarkozy lui-même n’est pas apte, selon lui, à résoudre le problème, car il est «paralysé par les négociations syndicales, par les partenaires sociaux, par les 35 heures…», le pauvre!
Dassault, lui, aurait fait tout autrement : s’il avait été Président, les 35 heures, il les aurait abolies «dès le premier jour.» Même régime pour le contrat de travail à durée indéterminée, qui explique pour lui le chômage en France car il gêne la flexibilité : «Il faut que les entreprises soient libres d’embaucher quand elles ont du travail et de débaucher quand elles n’en ont pas.» Les fonctionnaires ? Ce n’est pas 30000 qu’il faut virer selon lui mais «40000, 50000… [Le Président] n’a qu’à faire ce qu’il faut sans en parler.» D’ailleurs, la privatisation de La Poste lui paraît une excellente idée : «à quoi ça sert d’avoir des activités nationales ?»
Résumons : pour sortir la France de la crise, il faut donc traiter les salariés comme des kleenex, éliminer les fonctionnaires, et privatiser toutes les entreprises publiques. Le tout en catimini pour éviter les grèves, cette plaie. Bref, le salut de la France, pour Dassault, c’est le modèle américain… Un modèle actuellement en pleine santé, n’est-ce pas ?
16 juillet 2008 à 14:38
La droite décomplexée dans toute sa splendeur.
Ce fils à papa, qui n’a jamais rien branlé de sa vie, nous explique qu’il faut se préparer à l’esclavage parce que c’est « bon pour l’Entreprise » !
Ce type, qui a vécu sur les commandes publiques toute sa vie, ne jure que par le moins d’État. Lui qui a amené sa ville, Corbeil-Essones, à la faillite (mise sous tutelle de la ville – fait extrêmement rare) !