Joli cul pour vilaine presseInvité par l’université Paris Dauphine le 6 mai dernier, Dominique-Marie-François-René Galouzeau de Villepin s’en est violemment pris aux médias qui ont « kidnappé » la campagne présidentielle. Dans une charge frontale, il appelle les journalistes à prendre leurs responsabilités et dénonce un esprit de cour généralisé.

« Audace », « acidité », « sens critique »… voilà, pour l’ancien Premier ministre des qualités qui manquent désormais à une presse qu’il juge inféodée et victime des relations incestueuses entre médias et groupes industriels sous influence. Invité dans le cadre des débats organisés par l’université Paris Dauphine, Dominique-Marie-François-René Galouzeau de Villepin a attaqué les journalistes et les rédactions qui ne joueraient plus leur « rôle démocratique », assurant que la presse sous l’Empire ou la IIIe République avait plus de charge polémique que celle de nos kiosques. Appelant à l’esprit « d’imagination et de critique » des intellectuels comme des journalistes, il a comparé la presse écrite à de la « pâtée pour chat » répétant en boucle les discussions des couloirs de Matignon ou de l’Elysée. Une belle leçon de vigueur donnée aux journalistes… et à l’opposition ! En tout cas, une charge qui ne manque pas de satisfaire Paul et Mic.