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Faut-il que ça aille mal; même le couple présidentiel doit faire ses courses chez les grossistes !

 ”La France qui se lève tôt” était l’un des slogans fétiche de la campagne présidentielle de Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa. Ce mardi matin, le ROI a donc renoué avec cet air de campagne en se rendant à l’aube au grand marché de Rungis, en compagnie de Carla, parler pouvoir d’achat avec la France qui travaille. Au milieu des quartiers de viande, « le plus beau morceau » n’était pas sur les étales, il était dans les allées ! Et, même si elle avait des valises sous les yeux, faute d’avoir pu se maquiller comme à l’accoutumée, la 2e Dame de France tranchait parmi les cageots épars. (La chose n’étant jamais arrivée, comment appelle-t-on la 2e femme du Président durant son mandat ? La 1ere ou la 2e Dame de France ?). Bref, c’était une opération supplémentaire de pure communication, celle d’un monarque redevenu le centre de toute l’action gouvernementale, après une brève éclipse qui n’a servi à rien (aux dépens, évidemment, de son premier ministre, dépossédé, on le sait, de bon nombre de ses prérogatives jusqu’à être exclu, viré, du G7 ministériel ; un comble. Pauvre Rantanplan !). Une opération encore ratée et marquée par les « communicants de choc » de l’Elysée et par la garde rapprochée qui entoure désormais le chef de l’Etat (pour être de choc, ils sont de choc ces braves communicants et Carla s’en souviendra longtemps. Pour preuve il suffit de revoir les images ou, contrainte de faire bonne figure, elle a toutes les difficultés du monde à avaler je ne sais quel « échantillon de bouffe » de Rungis. Elle est au bord du vomissement !). Depuis la défaite de la majorité aux élections municipales de mars, et l’effondrement simultané de sa cote de popularité, on attendait la contre attaque. Pour éteindre l’incendie, le petit homme a certes commencé par calmer sa vie privée; Mais on a bien vu que cela ne suffisait pas. Sarko a mis du temps avant de prendre la mesure du désastre. Le 31 décembre, il “vendait” aux français incrédules le concept de “politique de civilisation” dont on n’entend d’ailleurs plus parler, comme d’habitude. Puis, lors de sa conférence de presse, il lâchait sur un ton fataliste son célèbre “les caisses sont vides”, de quoi achever de convaincre l’opinion qu’il n’y avait décidément rien à attendre de lui. Depuis, plus grand chose jusqu’à ce minable retour sur le devant de la scène. Les derniers sondages montrent une stabilité remarquable dans l’impopularité du chef de l’Etat. Le désamour est tel que la reconquête s’annonce difficile voire impossible. Il ne lui suffira pas de visiter les ateliers en tapant dans le dos des ouvriers: ils attendent du concret, à l’image des marins-pécheurs, des agriculteurs, des transporteurs… et de la France entière qui les soutient.