Illustration Jul de Charlie HebdoL’agitation médiatique recommence. A un mois de la prise de la présidence de l’Europe, la France se pointe avec des lycéens et étudiants en pétard, des pêcheurs au bord de la crise de nerfs, des agriculteurs et des routiers prêts à les rejoindre, un pouvoir d’achat en berne, un budget en déficit non maîtrisé, une kyrielle de réformes (et réformettes) non abouties, insuffisamment préparées ou bâclées.
Alors Sarkozy se retranche dans son palais avec son équipe de courtisans-fayots que les journalistes appellent “task-force”, sans doute parce que ça fait plus joli. Mais ça donne plutôt une impression de “dernier carré”, ces pauvres bougres accrochés à leur maroquin comme un naufragé à sa bouée. Les super- géniaux conseillers se sont tus, l’UMP, en revanche, l’ouvre de plus en plus et multiplie les couacs …
On ne sait pas où on va, mais on fonce, on s’agite, on trimballe Carla pour que les médias aient de la matière première. La côte de popularité du « nain culbuto » va probablement encore chuter de quelques points.
On va refiler les clés de la consommation à la grande distribution après de stériles discussions entre prisonniers des divers lobbys.
Pauvre France. Pourvu que notre génial Sarkoku (oh pardon ; c’était en 2007!) ne cherche pas à mettre l’Europe dans le même état.