Campagne de mensonges contre la Chine
Publication à la demande de Francis
Je suis extrêmement surpris que personne n’ait réagi à l’article que vous avez publié sous le titre: TIBET, CHINE, J.O: UN AUTRE REGARD QUI DONNE A REFLECHIR
Pour ma part, je considère que les inquiétudes que suscite la Chine par son brillant développement économique -y compris en Afrique-, son incroyable richesse en devises (dollar) et son importance politique sans cesse croissante non seulement en Asie mais aussi dans le proche et moyen orient ….., sont les seules raisons qui justifient cette énorme campagne orchestrée par les US et ses alliés.
Malheureusement, le séisme qui vient d’endeuiller la Chine coupe court au machiavélisme américain et vient lourdement contrarier ses projets. Adieu Tibet, Dalaï Lama, droits de l’homme et jeux olympiques ; retour à la case départ.
Preuve qu’à toute chose malheur est bon.
Voici un texte que je partage sans réserve.
Par Higinio Polo
Publié 22 Avril 2008
Traduit par Danielle Bleitrach
Le 14 mars dernier, des moines tibétains et des sicaires du Dalaï Lama ont commencé un programme féroce dans Lhassa, la capitale du Tibet, en incendiant plus de trois cent commerces, édifices (et parmi eux sept écoles et six hôpitaux), le marché Chomsigkang, la centrale électrique de la cité, les bureaux du journal du Tibet, et des dizaines de véhicules saccagés et détruits dans une orgie raciste dirigée contre les Chinois Han, les commerçants musulmans et chinois tibétains qui s’opposaient à la violences des sicaires du Dalaï Lama. La provocation était parfaitement préparée, et nous savons maintenant (grâce aux investigations des journalistes) que le calendrier et les actions ont commencé à être organisé il y a pratiquement un an dans le « gouvernement en exil » que dirige le Dalaï Lama, avec l’aide du gouvernement nord-américain. Une des principaux responsables du Département d’Etat dirigé par Condolezza Rice (la sous secrétaire d’Etat pour les affaires mondiales et coordination spéciales des Affaires Tibétaines, Paula J.Dobriansky, une dure des néocon du cercle de Bush et Cheney) a participé activement dans la planification et la coordination de la provocation et des manifestations, qui après furent supervisés par les services secrets nord-américains.
Les scènes de lynchage, l’incendie d’un commerce dans lequel cinq jeunes travailleurs moururent brûlées et d’autres faits semblables laissent un panorama désolé dans la capitale du Tibet, et ont causé dix neuf morts (dix huit civils et un policier). James Miles, journaliste de la revue britannique The Economist, qui était à Lhassa le 14 mars, a rapporté que les partisans du Dalaï Lama avaient causé d’extrêmes violences et étaient les auteurs du pillage, mais ses paroles tombèrent dans l’oreille d’un sourd. Malgré l’abondance des images de moines tibétains détruisant et abattant les édifices (qui n’ont pas été montrés par les grands moyens d’information occidentaux) et malgré les confessions ultérieures des provocateurs après leurs arrestations, tout fut inutile : la provocation était lancée, et l’information a été déformée par la presse internationale dans une campagne mondiale, avec un cynisme atterrant, pour rendre responsable le gouvernement chinois des désordres et des meurtres causé par le progrôme organisé par les sicaires du Dalaï lama. .
La campagne internationale, pleine de mensonges flagrants qui se nourrissent les uns des autres, a utilisé les chiffres du Dalaï lama (qui au comble du culot et de la contradiction a parlé de 140 morts, et aussi de plusieurs centaines) pour alimenter une campagne hystérique contre la Chine. Le 25 mars, le Dalaï présenta une liste de quarante personnes qui, supposées, mortes sous les coups de la répression policière. En réalité, et comme cela a pu être vérifié depuis, la majorité des noms représentaient des gens inexistants, et dans certains cas, les autorités chinoises ont démontré que ces personnes étaient parfaitement en vie dans leurs monastères. Certains mensonges de la presse internationale furent si grossières qu’elles en arrivèrent à diffuser des supposées images capturées par satellites des services britanniques qui « démontraient » que les progrômes de Lhassa auraient été causés par l’armée chinoise. Une des photographie diffusée massivement par internet, dans laquelle on voyait des soldats chinois, certains avec des tuniques bouddhistes dans la main, fut utilisée comme « preuve » de ce que les troubles avaient pour origine l’armée chinoise qui aurait déguisé ses membres. En réalité la photographie faisait partie du tournage d’un film et avait été prise en septembre 2001, comme en témoignaient les uniformes des soldats différents aujourd’hui de ceux de l’époque.
Mais cela importait peu, les scènes prises au Népal ou en Inde furent utilisées pour illustrer la « répression chinoise ». Pour autant, la grande majorité des moyens de communication internationaux n’ont pas rectifié les informations fausses, ni démentis leurs premières nouvelles, ni demandé pardon à leurs lecteurs. .
Avec le mensonge répandu sur la planète, amplifié par les télévisions et les journaux (les journaux nord-américains sont arrivés à parler de mille morts), le second acte fut l’organisation de manifestations durant le passage de la torche olympique, itinéraire qui fut aussi pavé de mensonges. Le premier fut en Grèce, après à Londres : de médiocres manifestations furent élevées à la catégorie de nouvelle internationale et répétées jusqu’à satiété, de sorte que la provocation d’un petit nombre de personnes a servi à alimenter le grand mensonge d’inexistantes « massives manifestations internationales ». .
A Paris, la presse conservatrice internationale décrivit « le déploiement sans précédent » de la police pour « protéger » la torche. En réalité, à peine un groupe de personnes, activistes antichinois et mercenaires de Reporters sans Frontières, perturbèrent le passage allant jusqu’à molester une sportive chinoise handicapée Jin Jing, que tenait la torche pendant qu’elle se déplaçait dans sa chaise roulante. Pour autant cette agression fut passée sous silence. En réalité il y eut une passivité complète des autorités françaises et de la police pour que l’avancée de la torche fut bloquée : tout à été fait pour gonfler la baudruche de la supposée « mobilisation pour le Tibet ». .
La manipulation et le mensonge suivent une constante : en témoigne deux exemples de journaux espagnols. La Vanguardia de Barcelone, s’est fait l’écho le 28 mars d’un mensonge du journal de la secte Falun Gong, Epoch Times, sans prévenir ses lecteurs de l’origine douteuse de la nouvelle. Entre autres gracieusetés, le journal de la secte accusait le gouvernement chinois d’assassiner en secret dans les hôpitaux des dizaines de milliers de personne pour vendre ses organes, de vouloir détruire les Etats-Unis avec des bombes nucléaires et pour faire bonne mesure de préparer l’invasion de l’Australie. El Païs, le 9 avril, rendait compte des incidents à San Francisco avec la torche olympique. Mentant sans rougir, le journal affirmait que les manifestations regroupaient des multitudes : il parlait de « milliers de manifestant » contre la Chine et titrait « “¡Avergüénzate, China!”,» quand en réalité ceux qui protestaient ne dépassaient pas les centaines, et leur nombre était amplement majoré par d’autres différents signes : il y avait dix fois plus de manifestants appuyant la Chine. Rien n’en fut reflété dans les informations. L’attitude de la télévision et de la presse internationale fut semblable : ce même jour, un présentateur de la CNN nord-américaine, Jack Cafferty s’est permis d’insulter le peuple chinois et de faire des commentaires racistes antichinois pendant un programme de télévision qui rapportait le passage de la torche olympique. :
Parce que la campagne internationale de mensonges contre la Chine a des objectifs politiques précis : dans le même temps où est attaqué le prestige du pays, de gâcher le déroulement des jeux olympiques, et, plus encore, de réduire l’influence de la Chine dans ses relations politiques et commerciales avec d’autres pays du monde, c’est aussi l’inquiétante poursuite d’une politique d’accusation de Pékin, qui du fait de son activité secrète (pour le moment) est moins évidente : les Etats-Unis à travers leurs agences et leurs capacités de pression diplomatique, mais aussi à travers les organisations relais et les ONG mercenaires, dont les initiatives sont amplifiées grâce à la main mise sur les mécanisme informatifs de la grande presse internationale va continuer à jouer la carte tibétaine dans ses calculs politiques d’endiguement de la Chine mais aussi va utiliser la stimulation des groupes islamistes de Xinjiang, y compris le particularisme d’autres secteurs de la Mongolie intérieure, et en outre les cartes de Taiwan et de la réactivation de la crise nucléaire dans la péninsule coréenne. C’est le point d’orgue d’une politique stratégique qui va se dévoiler progressivement. Il faut se souvenir que l’actuel gouvernement Bush, a commencé sa marche avec l’incident de l’avion espion EP-3E, de la marine nord-américaine, qui espionnait les défenses chinoises et qui fut obligé d’atterrir le 1 avril 2001, dans l’île de Hainan, par l’aviation chinoise.
De telle sorte que « ces sentiments humanitaires », cette défense des « droits humains » qui sont arborés face à la Chine sont une pièce de plus de la farce. Il ne faut pas oublier que pendant que ce lance cette gigantesque campagne planétaire sur le Tibet, la grande presse internationale ne s’émeut pas ni réalise aucune campagne pour dénoncer l’épouvantable ghetto qu’Israël maintient à Gaza, et que le même représentant de l’ONU dans la zone a mis en relation avec les ghettos dans lesquels le nazisme enfermait les juifs dans les années de l’Europe hitlérienne.
Avec une suprême hypocrisie, la bouche pleine de la supposée « invasion chinoise du Tibet », en oubliant l’invasion réelle de l’Iraq ou de l’Afghanistan par les nord-américains, et l’occupation des territoires palestiniens, les moyens de communication internationaux, qui répètent le discours stratégique de Washington,ne vont pas s’arrêter. Sans craindre la manipulation la plus scandaleuse (« le monde libre ne doit pas serrer la main des assassins » a dit un eurodéputé en référence à la Chine, en oubliant que ce furent les sicaires du Dalaï lama qui ont accompli le sinistre progrome de Lhassa) qui ont activé la campagne de mensonge préparée par les services de paula J. Dobriansky à Washington, avec la collaboration « du gouvernent tibétain en exil et de troubles organisations « de défense des droits humains » comme Reporters sans frontières, financées par la CIA, vont continuer en profitant des mois qui nous séparent des jeux olympiques de Pekin, en montrant chaque jour de manière plus évidente qu’ils ne cherchent pas la défense des droits humains, mais à blesser la Chine.
- Pogrom ou pogrome. D’un mot russe signifiant : dévastation.Terme entré dans le vocabulaire international pour désigner à partir de 1881 (progrome de Kiev, le 6 avril 1881) les assauts avec meurtres, pillage et exactions diverses menés par la population contre les juifs avec la complicité (quand ce n’est pas à l’instigation) des autorités civiles et militaires. Les progromes eurent pour effet (ce que souhaitait le pouvoir tsariste) d’entraîner une émigration des Juifs vers l’Occident. Mais la pratique du progrome a émigré aussi : dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938 (« Nuit de cristal», à cause de la quantité de verre brisé des vitrines et des fenêtres), Goebbels en a animé un sur l’ensemble du territoire allemand (91 morts, synagogues et magasins incendiés).


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