ENTRE SARKO ET LES MOULES, J’AI CHOISI
Je vous aurai probablement surpris en ne postant aucun billet sur la prestation TV de Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, mais jeudi soir je n’ai pas regardé son « Xeme » numéro de cirque. Eh oui !
Sauf à être adepte d’une forme de masochisme intellectuel, qui aurait l’envie de regarder un navet à la TV, une fois de plus, une fois encore, une fois de trop ? Peut-être ceux qui gardent l’immense espoir en quelque chose de nouveau, d’inattendu, de prometteur….. voire de réjouissant. Heureux ceux qui rêvent! A l’ère Sarkozy je n’en fais plus partie, mais je les respectent !
Jeudi soir, j’ai préféré rester cartésien et ne pas perdre de temps en écoutant puis en écrivant un article qui, de toute évidence, aurait pu se rédiger plusieurs semaines à l’avance tant tout paraissait convenu et sans surprise.
Sans doute une erreur de ma part (tiens je fais comme Sarko) car, pour qu’un blog ouvrant ses pages à la polémique soit visité, il faut être dans le coup de l’actualité ; dégainer plus vite que les autres, quitte à annoncer la mort d’un pauvre type qui est en train de faire son jardin ou d’enseigner l’art du bilboquet ou celui des galipettes arthritiques à quelques jeunes bouffons en mal de reconnaissance artistique. N’est-ce pas Mr ELKKABACH ? (Quel dommage que G. Marchais ne soit plus ; la TV nous aurait fait exceptionnellement marrer car journalistes et Marchais s’en seraient donné à cœur joie….et nous aussi).
Bref, j’ai préféré accepter une invitation à dîner, chez des amis, autour d’un magnifique plat de moules. A ma place, vous auriez fait le même choix ; j’en suis convaincu, car ces moules étaient parfaites !
Imaginez plutôt des moules goûteuses à souhait, charnues, dodues ! Pas de ces petites moules trop jeunes pour être cueillies, ou ratatinées ou, au contraire, trop flasques pour être trop vieilles; pas de ces moules que l’on « ramasse »facilement sur les bords de mer puisqu’elles n’intéressent personne, mais des moules grosses et fermes à la fois, d’une jolie couleur fraîche.
Des moules qu’on mange d’abord avec l’œil puis avec le nez avant de les goûter avec la langue. Des moules d’une exquise douceur puisque préparées par de longs préliminaires culinaires : grattées, trempées dans un bain chaud jusqu’à complète ouverture et enfin accommodées d’une onctueuse et savoureuse sauce à la crème.
Tout ça étant servi dans une ambiance de franche amitié, pourquoi aurais-je sacrifié ce moment de grande jouissance à regarder un petit machin rabougri avec de grandes oreilles et un nez crochu s’agitant devant un choix de journalistes muselés?
Pourquoi aurais-je écouté un discours quelquefois acide mais trop souvent insipide?
Pourquoi aurais-je passé 100 mn devant un « presque » monologue préparé de longue date par de mauvais conseillers en communication et servi par le plus mauvais acteur du moment?
Pourquoi aurais-je du supporter l’étalage d’un tissu de mensonges, du premier au dernier fil, alors que tout autour de moi était VRAI ?
Pourquoi enfin, aurais-je échangé ce grand moment de plaisir pour le palais et pour l’esprit contre une trop longue tirade narcissique seulement appréciée par Rachida, Rama, Carla et Xavier ?
Non, vraiment, il n’y avait aucune raison !
Le jour ou Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa acceptera s’adresser aux français pendant 100 minutes, au pied levé, sans avoir préparé la plus petite réponse, alors ce jour là je sacrifierai n’importe quoi pour l’écouter car, ce jour là, je découvrirai avec le monde entier que Monsieur SARKOSY a, des compétences de Président de notre République, ce que j’ai d’une danseuse étoile !
MIC



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