Xavier Bertrand: franc-maçon de gauche et ministre de droite.

 Les ennemis de mes amis sont mes ennemis!

Quand quelqu’un est promu, la raison en est toute simple, en général : soit il plaît à son bienfaiteur, soit il déplaît à quelqu’un qui déplaît à son bienfaiteur. Xavier Bertrand, lui, cumule ces deux motifs. Si Nicolas Sarkozy a propulsé le ministre du Travail comme secrétaire général adjoint de l’UMP, c’est naturellement parce que Xavier Bertrand lui plaît et lui paraît capable de remuscler un parti singulièrement raplapla, mais c’est aussi parce que Xavier Bertrand énerve, voire inquiète, François Fillon, lequel François Fillon irrite, voire exaspère, Nicolas Sarkozy. C’est tout simple, on vous dit. François, l’ancien pote à nicoDonc, quand le Premier ministre, lors du mini remaniement, saque Xavier Bertrand, coupable d’avoir des visées sur Matignon, en ne lui adjoignant aucun secrétaire d’État, pas même celui de l’Emploi, le chef de l’État, huit jours plus tard, repêche le même Xavier Bertrand et le met à un poste, à l’UMP, où il pourra contenir l’influence du Premier ministre et, si possible même, la contrecarrer. Il ne faudrait tout de même pas que Fillon, profitant de son inespérée bouffée de popularité due au malheureux accident médiatique du chef de l’État, se prenne à penser qu’il pourrait capter l’UMP, ni d’ailleurs rien qui constitue un réel enjeu de pouvoir.

Et voilà comment Xavier Bertrand se retrouve, entre président et Premier ministre, dans le rôle du chouchou instrumentalisé. On n’a pas trop peur pour lui. Cet homme-là, ça se voit, a des nerfs d’acier sous des dehors ronds. La vérité, c’est que Sarkozy lui-même devrait s’en méfier.