ruban-rouge-sida.pngDepuis une trentaine d’années, le Sida fait des ravages et le prochain Sidaction des 28 ,29 et 30 mars est là pour nous les rappeler.

En 2007, 33,2 millions de séropositifs sont recensés dans le monde dont 15.4 millions de femmes. Mais combien d’individus porteurs (40 millions recensés) ou malades ne sont pas connus et ne le seront que bien plus tard ou jamais ???

Le répartition des populations séropositives se pose ainsi (en million et en pourcentage):

  • - Océanie = 0.07 0.2%
  • - Caraïbes = 0.23 0.7%
  • - Afrique du Nord et Moyen orient = 0.38 1.1%
  • - Europe occidentale et centrale = 0.76 2.2%
  • - Asie de l’Est = 0.80 2.4%
  • - Amérique du Nord = 1.30 4.06 %
  • - Europe orientale et Asie centrale = 1.60 4.8%
  • - Amérique latine = 1.60 4.8%
  • - Asie du Sud et du Sud-Est = 4.00 12.0%
  • - Afrique noire = 22.50 67%

Total = 33.24 100%

Un peu d’histoire

Le syndrome de l’immunodéficience acquise, plus connu sous son acronyme SIDA, est le nom d’un ensemble de symptômes consécutifs à la destruction de plusieurs cellules du système immunitaire par un rétrovirus. Le sida est le dernier stade de l’infection par ce virus et finit par la mort de l’organisme infecté des suites de maladies opportunistes.

Il existe plusieurs rétrovirus responsables du sida, chacun infectant une espèce particulièreLe plus connu d’entre eux est le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) infectant l’Homme. Les autres virus sont, parmi d’autres, le VIS infectant les singes et le VIF pour le chat

L’origine du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) serait simienne selon la théorie la plus communément admise par la communauté scientifique. Cette théorie se base sur l’analyse phylogénétique des lentivirus (famille à laquelle appartient le VIH) qui lie les deux types de VIH avec le virus d’immunodéficience simien (VIS), qui est également la cause chez les singes d’un syndrome d’immunodéficience comme le Sida chez l’Homme.Selon plusieurs études, le passage du singe à l’Homme aurait eu lieu durant le XXe siècleLa théorie la plus communément admise est celle du passage du VIS à l’Homme des suites de l’exposition à du sang infecté. Bien que généralement léthal pour les virus, le franchissement de la barrière des espèces, s’il réussit, peut permettre au virus de muter et ainsi s’adapter à son nouvel hôte (il en est ainsi de la souche virale H5N1 qui a besoin de s’appuyer sur un virus grippale pour muter et induire la grippe aviaire tant redoutée par le monde scientifique)

L’analyse phylogénétique des lentivirus confirme le lien entre le VIS et le VIH. Les deux types de VIH (VIH-1 et VIH-2) sont assez éloignés l’un de l’autre. Alors que le VIH-1 est proche du VIScpz (infectant une sous-espèce de chimpanzés dit Pan troglodyte troglodyte), le VIH-2 est plus proche des VISsmm (infectant les mangabeys enfumés) et VISmac (infectant les macaques). Ainsi, le VIH serait issu de deux introductions séparées, une pour le VIH-1 et un autre pour le VIH-2.

La datation du franchissement de la barrière des espèces n’est pas clairement définie. Mais plusieurs études font remonter l’apparition du VIH au début du XXe siècle

L’Homme ayant vécu avec le singe à ses côtés depuis toujours et ce dernier étant porteur du SIV depuis au moins plusieurs milliers d’années, la question se pose des raisons qui ont fait que la large diffusion du VIH n’a eu lieu qu’au XXe siècle (que cela soit pour le VIH-1 ou le VIH-2). Les hypothèses avancées sont que l’établissement durable du VIH chez l’Homme a été favorisé par l’application de diverses procédures médicales où les patients étaient en contacts avec le sang d’autres personnes (injections et transfusion sanguine)

Les changements de comportement humain seraient par contre la cause de la transformation en épidémie, puis pandémie, de l’infection par le VIH. Ainsi, des introductions du VIS auraient eu lieu plusieurs fois, bien avant le début du XXe siècle, mais en raison de l’isolement par le manque de moyen de transport moderne (voiture, bus ou encore avion) et le non développement de villes assez importantes, le VIH était condamné à rester isolé. Les changements de comportement sexuel, l’apparition des drogues injectables seraient aussi des facteurs supplémentaires dans la diffusion du VIH dans la population humaine.

Il est très clair que je n’ai aucune compétence pour disserter sur le SIDA et je ne le ferai pas !Simplement, comme tout un chacun, je réfléchis et je me pose des questions sur l’apparition de cette épidémie transformée très vite en pandémie.

Je veux bien que ce virus mutant soit issu du singe vert ou autres populations simiennes.Je veux bien aussi qu’il soit resté absent pendant des siècles et à l’état latent pendant de nombreuses décennies avant que son passage à l’homme ait été favorisé par :

•1) L’évolution des procédures médicales et notamment la vulgarisation des injections et des transfusions.

Cette théorie ne me satisfait pas dès l’instant ou je ne vois aucun rapport entre le sang d’un singe et celui d’un homme (transfusions) comme je ne vois pas en quoi l’usage abondant de la seringue, au début du XXe, siècle puisse justifier d’un lien entre le singe et l’homme. La médecine vétérinaire était, à cette époque, à ses premiers balbutiements et ce serait prendre l’homme scientifique pour le dernier des idiots que de lui attribuer l’utilisation d’une seringue humaine après une utilisation animale sans stérilisation minimale.

2) L’isolement des populations lié au manque de transport moderne.

Là encore je reste sur ma faim. Non seulement les échanges entre continents donc entre populations sont bien antérieurs au début du XXe siécle (évangélisation,colonisations), mais lorsque l’épidémie a été formellement identifiée (1980 environ), les moyens de communication par voie de transports étaient extrêmement nombreux depuis longtemps (trains, avions, voitures,bus).

Par ailleurs, si l’on revient au tableau ci-dessus, on remarque que les pays du maghreb, à l’intérieur même du continent africain, donc ouverts aux mélanges et échanges aisés de population, ne sont que très très peu infectés.

•3) Le non développement de villes importantes.

Là encore, que je sache, les grands développements urbains ne datent pas d’hier ni d’avant-hier. Ils sont eux aussi bien antérieurs à l’identification du virus. De plus, si la concentration de populations a été favorisée par la naissance de grands centres urbains, de métropoles ou de mégapoles, il est honnête de dire que la construction de ces infrastructures a été accompagnées de règles d’hygiène et prophylactiques extrêmement importantes et rigoureuses, d’une large ouverture à la culture et à l’information……….. Il est toujours honnête de reconnaître que les grands fléaux associés aux concentrations de population (peste, choléra…) font date à une époque très lointaine où l’espérance de vie d’un individu ne dépassait pas 30 ans.

4) Les changements de comportement sexuel.

Comment peut-on parler de changements de comportement sexuel, c’est-à-dire faire allusion à l’homosexualité ou à une sexualité hétéro plus libre, alors que les grecs et les romains étaient de redoutables adeptes de l’homosexualité (la femme ne servant qu’à procréer) et que dans la plupart des pays, développés ou non, y compris le notre, la femme était considérée, hier encore, comme « une simple femelle » (droit de cuissage, viol (non reconnu par la loi) etc…). Non ! je crois que la sexualité hétéro ou homo a toujours été « très vive » partout dans le monde et que, au contraire, l’évolution des sociétés a rendu le sexe beaucoup moins bestial donc moins dangereux.

Il résulte de ces petites réflexions et du tableau qui ouvre ce débat, que :

  • - les continents ayant de très nombreux échanges avec le reste du monde,
  • - les pays dont les populations sont concentrées dans de gigantesques centres urbains,
  • - les pays faciles d’accès sans moyens de transport lourds,
  • - les pays ou la sexualité de ses habitants est très ouverte,
  • - les pays ou la drogue est omniprésente,
  • - -les pays ou les soins médicaux font appel en ultra abondance à l’usage de la seringue et/ou des transfusions sanguines,
  • - -……..

Ces pays ne représentent que peu de malades du VIH ou du SIDA (33%) en regard de ce qui se passe en Afrique noire !!!!

Alors, la question que je me pose légitimement est la suivante :

Dans les années 70, le monde entier ne voyait aucune menace particulière venant du proche ou du moyen orient ; mais le monde entier s’accordait à dire que l’Afrique était une véritable poudrière et que son explosion ou son implosion serait la source d’un grave désordre économique, social, ethnique, humain…..

Cette même Afrique, aujourd’hui encore, représente à elle seule près de 67% de séropositifs ou de malades du SIDA avec 22.5 millions d’habitants « identifiés »

LE SIDA AURAIT-IL ETE INTRODUIT VOLONTAIREMENT PAR L’HOMME ET SEULEMENT PAR L’HOMME A DES FINS ECONOMIQUES ET MILITAIRES STRATEGIQUES ???

Votre avis m’intéresse beaucoup !